
IRAK :
L'un des plus importants maillons du réseau de soutien aux homosexuels d'Irak a été sauvagement tué par balle, cette semaine, dans le centre de Bagdad. Bachar, membre de l'association d'irakiens en exil Iraqi LGBT. Il a été tué par quatre hommes, alors qu'il se trouvait dans une échoppe de barbier. «Nous venons d'avoir la confirmation de la mort de mon ami, admet Ali Hili, responsable de l'association à Londres. Nous allons organiser deux cérémonies en son honneur, ici et à Bagdad. Sa mort est un coup très dur porté au réseau.»
Selon Ali Hili, Bachar aurait été identifié par les milices, suite à un article paru dans un magazine gay australien, dans lequel l'homme était facilement reconnaissable. «Le journaliste avait promis de l'emmener en Australie et Bachar l'avait cru», note amèrement Ali Hili, qui pointe également la responsabilité des autorités irakiennes. «Comment est-il possible que quatre hommes, armés jusqu'au dents, passent tous les barrages de la capitale irakienne sans la complicité de la police?»
Selon nos informations, l'association continue toutefois de protéger 47 homosexuels, transsexuels ou séropositifs âgés de 14 à 28 ans et répartis dans trois maisons, dont la location est toujours tenue secrète. Des fonds venus de l'étranger ont permis aux homosexuels de s'organiser à nouveau, après un grave passage à vide fin 2007 et début 2008.
Ali Hili a estimé à plus de 400 le nombre de personnes assassinées depuis le début de l'invasion américaine en 2003, en raison de leur identité sexuelle ou de leur statut sérologique.
Nantes: huit mois avec sursis pour une agression homophobe
Deux jeunes hommes ont été condamnés jeudi 25 septembre par le tribunal correctionnel de Nantes à huit mois de prison avec sursis et à verser à leur victime la somme de 4.000 euros au titre des dommages et intérêts. Le 2 février dernier, à la suite d'un pari, les deux compères entendaient aller «draguer un homosexuel pour plaisanter» dans le square Élisa-Mercœur, haut lieu de drague nocturne en plein centre ville. Abordé «pour un plan à plusieurs», la victime, le pantalon baissé, va se voir asséner un coup de poing au visage puis sera rouée de coups de pied une fois au sol. Contrairement à la demande des avocats, le caractère homophobe de l'agression a été retenu.